Société Linnéenne de LyonSciences naturelles · depuis 1822

Article du Bulletin

Mise au point d’une méthode de dénombrement des marmottes alpines dans le Parc National des Ecrins. Development of a counting method of Alpine marmot in the Ecrins National Park.

Cortot H., Francou M., Juan D., Tron L., Le Berre M. & Ramousse R. · 1996 · In Biodiversité chez les marmottes /Biodiversity in marmots, Le Berre M., Ramousse R. & Le Guelte L. eds., International Marmot Network, 23-28.

Votre navigateur n’affiche pas l’aperçu PDF. Ouvrir le PDF →

Résumé

Certaines populations de marmottes alpines gênent l’exploitation agricole de montagne. Leur gestion nécessite la connaissance de leur évolution démographique. Une méthode de comptage a été développée dans un site de moyenne altitude du Parc National des écrins (France). L’adret du plateau a été divisé en quatre zones. Chacune d’entre elles a été observée répétitivement pendant des périodes de 15 minutes entrecoupées de périodes de repos. Chaque animal observé a été localisé sur une photographie de la zone. Deux séances de comptages ont été réalisées en 1993 et 1994. Le nombre de marmottes de chaque zone varie suivant le moment de la journée ou du mois mais il est toujours maximum entre 9h30 et 11h30. Les marmottes sont aussi nombreuses dans les champs cultivés que dans les friches bien que la plupart des terriers principaux soient situés dans ces dernières. Au cours de ces deux années, la population a été stable, mais sa distribution spatiale s’est modifiée d’une année à l’autre suivant l’évolution du nombre d’individus dans chaque groupe familial. Un facteur correctif a été défini grâce au suivi à long terme de cette population. Management of Alpine marmot populations, affecting mountain farming, requires to know their demographic evolution. A census method of population was developed in a mid altitude site of Les Ecrins National Park (France). The sunny side of the plateau (50 ha) was demarcated in four zones. Each of them was repeatedly scanned by two observers from the other side, during 15 minutes periods, alternating with rest period. Each observed animal was located on a photography of its zone. Two counting sessions were realized in 1993 and in 1994. The number of marmots in each zone varied according to the time of the day and the month, but was always maximum between 9.30 and 11.00 a.m. Marmots were as numerous in cultivated areas as in waste lands though most of their principal burrows were located in waste lands. In 1993 and 1994, the population was stable, but its spatial distribution changed from one year to the other following evolution of the number of marmots in each family group. Finally, a corrective ratio was defined through a long term observation of this population to appreciate its real number.