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Article du Bulletin

Le virus de l'hépatite D : étude de l'ARN viral lors de l'infection humaine et expérimentale, analyse des variations génétiques [Hepatitis D virus. Viral RNA studies during human and experimental infection, genetic variability analysis].

Deny P. · 1994 · Thèse doctorat Sciences biologiques fondamentales et appliquées, Sciences médicales, Paris 7.

Résumé

Le virus de l'hépatite D (VHD) est satellite du virus de l'hépatite B. Il provoque des hépatite aigues ou chroniques souvent graves. Les intrications VHB, VHD et hôte induisent les lésions du foie. Le travail effectué a pour but d'approcher le rôle du VHD dans la gravité de la maladie. Ce travail s'appuie sur la détection et l'analyse de l'ARN du VHD de 3 façons différentes : 1. L'étude du génome d'un virus issu d'infection expérimentales (Marmotte atteinte d'une maladie hépatique sévère), 2. l'étude de la réplication du génome viral par amplification de gènes et l'intérêt de cette approche pour le diagnostic et le suivi thérapeutique, 3. L'analyse des variations génétiques du VHD au cours du traitement par interféron chez l'homme au cours des transmissions expérimentales. Le génome du VHD est très stable. Cependant, certaines mutations ponctuelles (codon 86, codon 196) sont susceptibles d'induire des modifications des protéines virales qui modifieraient le pouvoir pathogène. Chez certains patients, la persitence de la réplication des deux virus (VHB et VHD) s'associe à des lésions hépatiques plus importantes. Dans le travail mené, cette éventualité survient chez des patients infectés par le VIH, chez lesquels les réplications des VHB et VHD sont conjointes et liées à l'immunodépression. Par ailleurs, la richesse de la réplication du VHD et la diversité des quasi-espès engendrées reflètent le pouvoir pathogène du virus se répliquant sous de hautes doses d'interféron chez l'homme. Pour ces virus, des mutations d'une région immunogène ou fonctionnelle de la protéine HD apparaissent. De plus, l'existence de génomes qui ont subi une délétion est susceptible d'aggraver l'atteinte du foie. L'ensemble des résultats laisse entrevoir plusieurs mécanismes participant aux lésions hépatiques liées à ce petit virus défectif, ne codant classiquement que pour deux protéines.