Article du Bulletin
Über Fettgewebebildung [Sur la formation des tissus adipeux. About adipose tissue formation].
Ehrmann · 1883 · Wien Akad. u. Wis. math. nat. Cl., 87.
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Résumé
Ehrmann a étudié la glande hivernale. Pallas, ses contemporains et beaucoup d'observateurs postérieurs ont considéré cet organe comme un élément intégrant du thymus (glande mammaire) qui persisterait chez les animaux hivernants. Ecker en a donné une bonne description. Chez plusieurs petits Mammifères, tels que les Chiroptères, quelques insectivores (Hérisson, Taupe, Musaraigne), chez une quantité de rongeurs (Arctomys, Gricctus, Myoxus, Souris, Lapin), elle se trouve plus ou moins développée, tantôt glanduleuse et tantôt sous forme d'une masse flasque d'apparence graisseuse, s'étendant de la partie supérieure de la cavité thoracique et du cou, dans le creux axillaire ainsi que sur une partie du dos. Rudolphi appelait cet organe "glande adipeuse" et Barkow "glande du sommeil hivernal". La première dénomination est la plus juste. Ces organes présentent plusieurs ramifications : une dans la cavité thoracique, à côté du thymus, ou à la même place ; deux remontantes ou portions cervicales, divisées en une partie superficielle et une profonde, s'étendant vers le haut, à l'angle du maxillaire inférieur et à l'occiput, extérieurement, jusqu'a l'acromion. Par des prolongements descendant en arrière des clavicules, elles sont en communication avec la portion axillaire qui se trouve sous le grand pectoral et dans le creux de l'aisselle. Enfin, la partie dorsale disposée par paire, surtout développée chez les Chauves-Souris, se trouve entre les omoplates et communique aussi avec la portion cervicale. La grandeur, la couleur, l'aspect extérieur, la structure sont variables, aussi bien suivant l'espèce que suivant l'âge ou la saison. Ces organes sont formés de grosses cellules polygonales, amoncelées en lobes et en lobules à peu près de 25 millimètres de diamètre, paraissant enfouies dans un stroma amorphe et très difficilles à isoler. Elles sont enveloppées par un épais réseau de capillaires. Chez les animaux jeunes et hivernants, chez les Chauves-Souris, par exemple, en hiver, le contenu des cellules est riche en substances protéiques avec de fines granulations solubles dans la potasse. Après l'action de celle-ci, on reconnaÎt facilement des noyaux de 0 mm, 007. Chez les animaux plus âgés, et en été, les cellules sont bourrées de granulations adipeuses solubles dans l'éther. L'organe est très développé dans le premier état. Prunelle, Meckel, Tiedemann, Simon ont confondu la glande hivernale avec le thymus, malgré Jacobson, qui les considérait comme deux organes différents. Chez tous les animaux en question, on trouve un thymus très distinct, d'une structure et d'un volume ordinaires, mais disparaissant plus tard, comme partout, et on ne rencontre à leur place que la portion thoracique de la glande adipeuse. Ainsi, chez un Hérisson nouveau-né, aucune communication ou conjonction n'existait, tandis que chez les mêmes animaux adultes, on voyait le restant du thymus complètement couvert par la glande adipeuse. Chez les petites Chauves-Souris, le thymus est très développé, mais il disparaÎt complètement chez l'adulte. Ehrmann pense que le mot glande doit être conservé. Prunelle a vu que la glande hivernale s'atrophiait en été. Valentin a confirmé les observations de Prunelle et noté qu'au mois de mai ou juin, la partie accompagnant l'aorte a complètement disparu. La partie thoracique ne se compose plus alors que des masses qui se trouvent au-dessus de la base du coeur et du péricarde attenant au grand vaisseau. La partie cervicale est plus petite et très abondamment remplie de sang. De forts amas glandulaires s'étendent de chaque côté de l'omoplate et de la paroi thoracique. Stannius a prétendu que le sympathique reçoit une néoformation de l'intérieur de la glande hivernale. Ehrmann n'a rien pu voir de semblable chez la Marmotte, avec le microscope, il n'a pas rencontré de corps, ni de cellules ganglionnaires, ni de développement de fibres nerveuses dans aucun des lobules. Leydig considère cet organe comme un ganglion lympath
