Article du Bulletin
Mécanismes d'activation en Cis- et en trans- du proto-oncogène N-MYC2 lors de l'hépathocarcinogenèse viro-induite.
Flajolet M. · 1998 · Thèse doctorale, Paris 7.
Résumé
Le carcinome hépatocellulaire est très souvent associé au portage chronique du virus de l’hépatite B. Il existe deux modèles animaux apparentés, l’un infectant la marmotte (WHV) et l’autre l’écureuil (GSHV). Chez la marmotte la sur-expression des oncogènes Myc et du gène N-Myc2 en particulier est très fréquente dans les tumeurs. Le but de mon travail était d’étudier les mécanismes d’activation du promoteur -Myc2, activation en trans. Nous avons montré que les 2 sites de fixation aux facteurs de transcription et contenus dans le promoteur N-Myc2, sont fonctionnels et responsables de l’activité basale du promoteur. Il est également capable d’activer le promoteur N-Myc2, mais de façon plus modeste. Enfin, la protéine virale X, qui possède des propriétés transactivatrices mais dont la fonction n’est pas encore clairement établie est également capable de trans-activer le promoteur N-Myc2, activatià n en cis à l’aide de mutants de délétion. Nous avons montré que la seule région du virus WhV en position homologue des deux enhancers du virus HBV (E1 et E2) est douée d’une activité cis-activatrice et que l’élément E2 minimal est essentiel. Ceci a été confirmé par l’étude d’une intégration virale clonée. À partir d’une tumeur de marmotte (2260T1) dans laquelle nous retrouvons 5 copies de E2. Cette séquence possède une activité cis-activatrice très forte (X 100). Nous montrons que l’élément E1 n’a pas de rôle intrinsèque. Mais il potentialise celui de E2 par différentes approches. Nous avons montré que les sites de fixation pour des facteurs de transcription foie-enrichis présents dans E2 (1 site HNF1 et 2 site HFN4) étaient fonctionnels et responsables de la quasi totalité de l’activité de E2. Cis et trans-activation coopèrent. Nous avons montré que les effets cis et trans étaient cumulatifs, conduisant à des taux d’activation très élevés et permettant d’obtenir dans le meilleur des cas un facteur d’activation de 450 études comparatives (WHV, GSHV). Nous avons mis en évidence l’absence d’un des 2 sites NF1 dans l’élément E2 du virus GSHV, par rapport au virus WHV. Une activité cis-activatrice plus faible pour GSHV que pour WHV, ainsi que des différences dans l’affinité de laison des facteurs HNF1 et HNF4. Ces différences restent subtiles et il est difficile à ce jour d’évaluer leur rôle dans le pouvoir oncogénétique de ces virus.
