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Article du Bulletin

Marmot physiology: lessons to be learned about body temperature and weight gain. Physiologie de la marmotte : leçons à retenir sur la température corporelle et le gain de poids. Физиология сурка: усения регулирования темпера&#

Florant G. · 2003 · In Adaptive strategies and diversity in marmots. Stratégies adaptatives et diversité chez les marmottes, Ramousse R., Allainé D. & Le Berre M, Eds International Marmot Network, Lyon, 103-108.

Résumé

Ce symposium a réuni de nouvelles informations concernant de nombreuses espèces de marmottes non étudiées auparavant. Les domaines des communications vont de l’étude des populations à la biologie moléculaire. Ainsi, les marmottes offrent une excellente opportunité d’étude des différentes facettes de la physiologie, en particulier du métabolisme énergétique, de la thermorégulation et de la régulation de la masse corporelle. Les capacités thermorégulatrices des marmottes sont uniques car ce sont les plus grands hibernants capables de thermoréguler leurs tissus à de très basses températures. Ces animaux ne sont donc pas poïkilothermes à basse température, mais ils sont plutôt capables de répondre et de réguler la température de leurs tissus à de très basses températures. Ce sont toujours des endothermes avec une large capacité de thermorégulation. Bien que cela n’ait pas été étudié, il est possible que les marmottes vivant dans les régions arctiques soient capables d’hystérésis thermique comme chez le spermophile arctique qui habite les mêmes régions. Il serait excitant de déterminer si les marmottes peuvent abaisser leur température corporelle au-dessous du point de congélation. De plus, la démonstration que les marmottes ou d’autres hibernants, présentent un rythme circadien de la température corporelle à de basses températures, constituerait un véritable défi et de nouvelles leçons pourraient bien être découvertes dans ce domaine. En ce qui concerne la régulation de la masse corporelle, les marmottes ont fourni de nombreuses enseignements comme le fait que le rythme de la masse corporelle soit circannuel. Les types de graisses que les marmottes ou les autres hibernants stockent sont importants : les acides gras polyinsaturés sont préférés, particulièrement les acides gras essentiels, alors que les acides gras saturés semblent altérer le patron normal de l’hibernation. Les marmottes, engraissant tout au long de l’été et de l’automne, et développent toutes les marques de l’obésité, résistance à l’insuline périphérique et l’hyper insulinémie, mais ne développent pas de diabètes francs puisqu’elles arrêtent de manger et passent d’un état lipogénique à un état lipolytique. Elles ont un quotient respiratoire de 0,7 lorsqu’elles sont en torpeur suggérant qu’elles assurent leurs besoins énergétiques internes en brûlant de la graisse. Ces observations font de la marmotte un excellent modèle de l’obésité. De plus, le tissu adipeux blanc est un site de production et de sécrétion de plusieurs protéines nouvelles qui semblent impliqué dans l’équilibre énergétique. Ainsi, l’étude de la biologie de la marmotte pourrait nous permettre de découvrir non seulement comment la masse corporelle est régulée, mais aussi d’autres mécanismes physiologiques importants.