Article du Bulletin
Nitrogen turnover and its conservation in hibernation [Rotation de l'azote et sa conservation au cours de l'hibernation].
Nelson R.A. · 1989 · In living in the cold II, Malan A. & Canguilhem B., 299-307.
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Résumé
En hibernation, l'ours combine un état catabolique de jeû ;ne avec un état anabolique de synthèse protéique dont la meilleure démonstration est fournie par la femelle, qui lorsqu'elle est enceinte, est capable de mettre bas jusqu'à cinq petits et de les allaiter avec succès pour assurer leur survie. Bien que l'animal ne mange, ne boive, n'urine ni ne défèque, mais conserve une température corporelle presque normale, l'urémie et la déshydratation sont évitées. Les lipides constituent la source principale d'énergie et d'eau. Le glycérol provenant des stocks de triglycérides fournit des substrats glucidiques comme le glucose, le pyruvate et le lactate. Le glycérol est transaminé en alanine. Bien qu'elles soient oxydées, l'alanine, la leucine et la thréonlne, entre autres acides aminés, participent rapidement à la synthèse de protéines plasmatiques. Le taux de renouvellement des pro- téines plasmatiques est augmenté, la synthèse étant un peu plus élevée que la dégradation. Il y a une augmentation nette de la concentration plasmatique en protéines. La formation d'urée est ralentie. L'urée est utilisée comme source d'azote pour la synth`se des protéines plasmatiques. En dehors de sa contribution aux voies de la synth`se protéique, l'azote de l'urée entre dans d'autres voies de synth`se telles que la formation de neurotransmetteurs et d'acides aminés essentiels, la phénylalanine, la thréonine et peut-être la leucine. A mesure que l'hibernation se déroule, l'effet net du recyclage de l'urée est l'incorporation de l'azote de l'urée qui était présent dans l'organisme au moment de l'entrée de l'ours dans son terrier, dans les protéines plasmatiques, les neurotransmetteurs et les acides aminés essentiels ou non, avec pour résultat une décroissance de la concentration en uréée. L'urémie et la déshydratation sont ainsi évitées. In hibernation, the bear combines a catabolic state of starvation with an anabolic state of protein synthesis best demonstrated by the female bear who, when pregnant, may deliver up to 5 cubs and successfuly lactate to ensure their survival. Although not eating, drinking, urinating or defecating and, existing at near normal body temperature, uremia and dehydration are prevented. Fat serves as the primary source of energy and metabolic water. Glycerol, released from stored triglycerides yields carbohydrate substrates such as glucose, pyruvate, and lactic acid. Glycerol is transaminated into alanine.Although oxidized, alanine, leucine, and threonine among other amino acids readily enter into synthesis of plasma proteins. Plasma protein turnover is increased with synthesis slightly greater than breakdown. A net increase in plasma protein occurs. Urea formation is slowed and serves as the source of nitrogen for plasma protein synthesis. Besides contributing nitrogen to protein synthetic pathways, urea nitrogen enters into other synthetic pathways, such as formation of neurotransmitters and the essential amino acids phenylalanine, threonine and possibly leucine. As hibernation proceeds, the net effect of urea cycling is incorporation of the urea nitrogen first present in the body of the bear at the time of denning into plasma proteins, neurotransmitters and essential and unessential amino acids resulting in a decrease in urea concentration. Uremia and dehydration are thus prevented.
