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Article du Bulletin

De la cause de l'hibernation et de l'action du froid, en général sur les animaux dormeurs [On the cause of hibernation and cold action, in general on sleeping animals].

Pastre T. · 1829 · Nova acta, Acad. Leop. Carol., nat. cur., 14 : 659-669.

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Résumé

Thomas Pastré parle d'un mémoire présenté à l'Académie par Erold et Raphur, en même temps que celui de Saissy, lequel obtint le prix, mais il n'en a pas eu connaissance. Il cherche à réfuter, par des arguments théoriques, les idées de Saissy. L'afflux du sang dans les veines pulmonaires et dans l'oreillette gauche, produit par les mouvements respiratoires, détermine un sentiment d'oppression et l'animal est excité soit à pousser un soupir, soit à s'éveiller tout à fait. La léthargie est éventuellement interrompue, comme le sommeil ordinaire, et par les mêmes excitations externes ou par l'appétit. Un froid modéré dispose à la léthargie, mais un froid vif conduit à la torpeur. Pastré pense que le sommeil est intermédiaire entre le refroidissement modéré et le phénomène d'hivernation. Il combat l'opinion émise par William-Edwards qu'entre les hivernants et les jeunes animaux il y a cette ressemblance que les uns et les autres ne produisent pas assez de chaleur pour garder une température élevée, lorsque l'air est à un degré voisin de zéro, mais il y a cette différence que c'est un passage chez les Chauves-souris. Après avoir coupé la moelle d'un Hérisson hivernant depuis cent cinquante jours, juste au-dessous de l'occiput et détruit la moelle, il remarque : 1 Que les mouvements du coeur sont augmentés, la léthargie continuant à un degré extrême, 2 que l'irritabilité du coeur est moins marquée du côté gauche que du côté droit, 3 que, dans ces conditions du système animal, l'action du coeur est pendant une période considérable, indépendante du cerveau et de la moelle. Appendice, Dubois, 1896.