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Article du Bulletin

Reproductive energetics of adult male yellow-bellied marmots (Marmota flaviventris) [Energétique de la reproduction des marmottes à ventre jaune mâles (M. flaviventris)].

Salsbury C.M. & Armitage K.B. · 1995 · Can. J. Zool., 73: 1791-1797.

Résumé

We examined the energy expenditure of adult male yellow-bellied marmots (Marmota flaviventris) and its relationship to various female-defense characteristics critical to male reproductive success. Resting metabolic rates of males were estimated in the laboratory via oxygen-consumption analysis, and field metabolic rates wee estimated using a doubly labeled water technique. Male home-rage size, rates wee estimated using a doubly labeled water technique. Male home-rage size, number of females defended by males, dispersion of females in the habitat, and date into the active season were considered to be predictors of male energy expenditure in excess of maintenance costs (field metabolic rate minus resting metabolic rate). Energy expenditure was best explained by a defensibility index based on the number and dispersion of females defended; expenditure increased with number and dispersion of females. Energy expenditure increased with date into the active season. Environmental constraints on male activity during the mating season may have led to a shift in male reproductive investment to later in the season, when intruder pressure by conspecifics increased. No short-term survival costs were associated with high energy expenditure; males appeared to engage in reproductive behviors congruent with their physiological capabilities.Nous avons mesuré la dépense énergétique chez des mâles adultes de la marmotte à ventre jaune (Marmota flaviventris) et examine sa relation avec différentes caractéristiques associées à la défense des femelles, caractéristiques très importantes pour le succès reproducteur des mâles. Les taux de métabolisme de base des mâles ont été mesurés en laboratoire par analyse de la consommation d'oxygène et les taux de métabolisme en nature ont été estimés au moyen d'une technique utilisant de l'eau doublement marquée. La taille du domaine vital des mâles, le nombre de femelles défendues par les mâles, la dispersion des femelles dans l'habitat et la date du début de la saison d'activité ont servi d'indicateurs des coûts énergétiques excédant ceux reliés au maintien chez les mâles (taux de métabolisme en nature moins taux de métabolisme au repos). C'est un indice relié à la défense des femelles, indice basé sur le nombre et la dispersion des femelles défendues, qui illustre le mieux la dépense énergétique : la dépense augmente lorsque le nombre et la dispersion des femelles augmentent. La dépense d'énergie augmente aussi à mesure qu'avance la saison d'activité. Les contraintes écologiques exercées sur l'activité des mâles par l'intrusion d'autres individus de la même espèce durant la saison de reproduction peut avoir entraîné le renvoi de l'investissement reproducteur des mâles vers une date ultérieure. Aucune dépense d'énergie élevée ne semble être associée à des coûts de survie à court terme ; les mâles semblent s'engager dans des comportements reproducteurs correspondant à leurs capacités physiologiques.