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Article du Bulletin

Ricerche anatomiche, fisiche et fisiologiche sulle Marmotte, onde fatte espressamente, rendere ragione delle cause determinanti nei Mammiferi ibernanti la lethargia vernale.

Serbelloni P. · 1866 · Atti Accad. fis. med. statis. di Milano, 22 : 86-110.

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Résumé

Serbelloni (95) dit qu'Alibert prend l'effet pour la cause en prétendant que dans l'hivernation les capillaires destinés à porter le sang au cerveau sont engorgés, d'où production de la torpeur. En réalité, ces vaisseaux sont presque vides dans l'état de léthargie. La température des hivernants est toujours en raison directe du milieu, mais, en été, elle s'élève davantage. En juillet, il a trouvé chez une Marmotte, les températures suivantes, celle de l'extérieur étant de 22 degrés centigrades : bouche : 37 degrés 75 ; oreille : 36 degrés ; aisselle : 36 degrés 50 ; creux de l'aine : 36 degrés 50 ; rectum : 36 degrés 50 ; point voisin du coeur : 38 degrés ; cavité abdominale près du foie : 38 degrés. Ces constatations ne comportent pas d'ailleurs de différences notables avec celles de Dulac et de Prunelle. Le 15 novembre, la température extérieure étant de + 8 degrés, il a noté chez une autre Marmotte bien éveillée, mais dont l'appétit avait diminué : bouche : 33 degrés 20 ; oreille : 28 degrés 80 ; rectum : 33 degrés 80 ; aisselle : 27 degrés 30 ; creux inguinal : 27 degrés 30 ; près du coeur : 34 degrés 30 ; dans le ventre près du foie : 34 degrés 30. Serbelloni s'est assuré que les Marmottes pouvaient résister à un froid très vif et rester éveillées. La difficulté qu'il a éprouvée à les engourdir par le froid artificiel, même en bouchant l'orifice des vases qui les contenaient, le porte à croire que Daubenton a raison de dire que les Marmottes ne s'endorment pas dans les terriers par les froids très rigoureux, et il combat l'opinion de Blumenbach que le refroidissement peut tuer les hivernants pendant leur torpeur. La respiration des marmottes et de tous les hivernants est en raison directe de la température de l'air ambiant, et varie avec elle. Il n'a pu voir, dans l'état de profonde léthargie, les battements des artères axillaire et fémorale mises à nu. La ligature de l'artère ne produit pas de gonflement au-dessus d'elle, ni celle de la veine correspondante, au-dessous. La circulation est nulle : les vaisseaux et spécialement les veines sont vides et le sang s'échappe d'une ouverture qui leur est faite, pour ainsi dire passivement, suivant les lois de la pesanteur, comme chez le cadavre. En ouvrant le ventre, il vit, au contraire, tous les vaisseaux de la cavité abdominale pleins de sang ; le coeur, l'aorte thoracique, le tronc de l'artère sous-clavière, la carotide primitive. Le sang paraissait stationnaire, et pourtant, dans le coeur et les vaisseaux ci-dessus, on voyait un mouvement pulsatile très lent, mais permettant cependant de compter huit à dix pulsations par minute. Serbelloni en tire cette conclusion que, chez la Marmotte, la circulation est, comme la chaleur, en raison directe de la température atmosphérique et qu'il doit en être de même chez tous les hivernants. De ses expériences sur la sensibilité et sur l'irritabilité, il croit pouvoir conclure que ces deux fonctions sont pour ainsi dire éteintes chez les hivernants. En hiver, les poumons des Marmottes endormies sont pâles et immobiles : en outre, dans l'état de veille, ils sont encore plus petits que ceux des Rongeurs qui n'hivernent pas. Au contraire, chez les hivernants, le coeur est plus volumineux et les artères ainsi que les veines ont une capacité plus grande. Les nerfs extérieurs, comme les autres d'ailleurs, sont plus développés chez les Rongeurs hivernants. Le sang d'une consistance onctueuse, est moins tenace que ceux des autres Mammifères ; il a une saveur dégoûtante, nauséabonde, et une odeur forte et insupportable. Serbelloni est surpris qu'il reste fluide après avoir perdu toute sa chaleur. Il a analysé le sang artériel d'une Marmotte bien éveillée et a trouvé que le sang des hivernants contient un quart de plus d'eau que celui du Lièvre ou du Lapin. Il attribue à cette plus grande richesse en eau la fluidité particulière du sang de la Marmotte. Ce dernier contient deux tiers en moins de fibrine, la moitié moins d'albumine, mais un peu