Article du Bulletin
Mémoire X : Blutdruck, Laufes des Blutes in den feineren Gepässen, Art der Herzbewegung, Snelligkeit des Kreislaufes, Verdaugssäfte, Flimmerbewegung, Muskel-reizbarkeit, muskel und nerven Strom.
Valentin · 1862 · In Moleschott, VIII, fasc. 2 : 121-155
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Résumé
Valentin, dans son dixième mémoire, parle de ses expériences pour la recherche de la Pression du sang. La persistance de la fluidité du sang jusqu'à la fin de l'hivernation favorise les opérations nécessaires pour prendre la pression intravasculaire. Dans le sommeil léger, la pression intra-carotidienne est beaucoup plus faible que chez les autres animaux : elle égale 53 millimètres au maximum. Il est probable qu'elle est encore plus faible dans le sommeil profond, avant les excitations opératoires, qui augmentent les mouvements du coeur et de la respiration. Dans l'intervalle des battements, la pression diminue jusqu'à ce qu'il se présente un nouveau battement. Ces variations, pour chaque contraction du coeur, étaient de 2 à 6 millimètres, presque invariables, sauf dans les derniers moments de la vie. L'inspiration profonde n'est pas liée à une diminution correspondante de la pression du sang artériel : elle peut, au contraire, être suivie d'une augmentation. Si la bête, engourdie, ne respire qu'à de longs intervalles, la pression remonte comme par secousses. Valentin croit qu'au moment de l'inspiration, l'arrivée du sang au coeur augmente sa tonicité et fait hausser la pression. Il pense, sans en être bien certain, que la systole est séparée de la diastole par un repos se traduisant par un plateau dans la courbe. Après une longue pause, suivie d'une profonde inspiration, la pression est souvent élevée, ce qui tient à l'exagération de vitalité du coeur, par le sang frais. On peut examiner le mésentère sous le microscope et on voit alors que le sang est en repos dans les artères et les veines qui ont un vingtième de millimètre de diamètre au moins. On croit à une interruption de circulation, si la masse est enfin en mouvement, il n'y a aucun battement, aucun mouvement saccadé, mais un courant lent et régulier, bientôt, chaque mouvement respiratoire profond l'accélère un peu. Chez la Marmotte très endormie, le sang est en repos pendant des périodes proportionnellement longues. Le coeur d'une Marmotte engourdie continue à battre, en grande tranquillité, fréquement deux à trois heures et, parfois même, le double de ce temps après l'ouverture de la cavité pectorale. Si on souffle dessus, on provoque un mouvement, alors qu'une goutte d'eau brûlante ne produit aucun résultat. Si un battement survient aprés une longue pause, il est de règle que la contraction des oreillettes précède celle des ventricules. Cependant, plusieurs fois, Valentin a vu chez une Marmotte, dont la trachée avait été liée, les contractions du ventricule se faire isolément. Dans les derniers moments, les oreillettes se contractent seules. Il n'a jamais pu observer la moindre trace de systole avant celle des oreillettes. L'intervalle entre la contraction de l'oreillette et celle du ventricule est toujours très court. Dans l'état normal, la contraction paraît commencer au sinus et arriver à l'oreillette peu après. Aussitôt que celle-ci a eu lieu, la contraction des ventricules commence à la base et va jusqu'au sommet. Ceci se reconnaît chez quelques Marmottes plus facilement que chez les animaux éveillés. Pendant la systole, l'axe longitudinal du coeur se voûte fortement et que la pointe devient arrondie. L'excitation des nerfs vagues peut encore arrêter la contraction cardiaque une heure après l'ouverture de la poitrine. Valentin a vu une Marmotte à laquelle il avait fortement lié la trachée continuer à dormir sans faire aucun mouvement respiratoire et ne commencer à remuer que quarante-deux minutes après qu'on lui avait mis le sciatique gauche à nu, la bouche s'ouvrait de temps en temps, trois quarts d'heure à une heure après l'opération, il n'y eut que quelques mouvements d'agitation et la mort arriva sans combat. Il remarque seulement quelques mouvements respiratoires de loin en loin. Les mouvements du coeur étaient plus lents et, plusieurs fois, quoiqu'il n'entrât pas d'air dans le poumon, on vit quelques battements du coeur suivre régulièreme
