Article du Bulletin
Mémoire XI : Einige Eigenthümlichekeiten des Blutes, Vagusreizung, und Vagus Trennung.
Valentin · 1865 · In Moleschott, IX, fasc. 2 : 129-151.
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Résumé
Dans son onzième mémoire Valentin relate certaines particularités relatives au sang et s'occupe des effets de l'excitation du nerf vague et de sa section. Le sang de la Marmotte engourdie depuis longtemps se distingue en ce qu'il est presqu'exclusivement rouge : il renferme des corpuscules de sang biconcaves et aucune quantité bien appéciable de globules blancs. La différence entre le sang veineux et le sang artériel est bien moins tranchée que dans l'état de veille. Même dans cette période, le sang veineux de la Marmotte n'est pas aussi sombre que celui du Lapin. Les deux espèces de sang ont un ton rouge cerise, et cette ressemblance fait songer au sang des reptiles et à celui de l'embryon, malgré la différence de couleur. Les caractères spectroscopiques n'offrent rien de particulier. Le sang donne des cristaux, mais peu importe pour cela l'état dans lequel se trouve la Marmotte. Dans le sommeil, le sang se coagule très lentement, et la section des tissus du crâne et des plus petits vaisseaux de la dure-mère amène des hémorragies qui durent longtemps et finissent par provoquer le réveil. Recueilli dans un vase, le sang se coagule rapidement et, comme d'habitude, se sépare en sérum et caillot ultérieurement. La forte tétanisation de l'un des deux nerfs vagues peut provoquer un arrêt du coeur de la Marmotte engourdie, comme chez les animaux éveillés. De très faibles courants d'induction augmentent le nombre des battements, non par l'action du réveil, mais d'une manière immédiate. Les courants constants, ascendants ou descendants, appliqués au vague, ou au sympathique, au cou, n'ont pas d'action marquée. La section d'un des nerfs vagues et du sympathique qui l'accompagne, chez une Marmotte en torpeur, augmente d'une manière frappante les battements du coeur. La coupure de l'autre vague accentue le résultat. Les inspirations restent rares, elles peuvent même l'être davantage qu'avant, la Marmotte ouvre largement la bouche, ce qui ne lui arrive pas ordinairement, fait une large inspiration suivie d'une expiration plus courte, sonore et puissante. Valentin dit que chez le Lapin, la section des deux nerfs vagues fait tomber la température du rectum à rien et que c'est le contraire qui se produit chez la marmotte endormie : ce résultat tient à ce que la Marmotte se réveille en partie, mais sa température ne peut jamais remonter au degré qu'elle a pendant la veille, parce que l'animal meurt toujours en état de sommeil léger. La section des vagues, pendant le sommeil, est suivie de congestion du poumon, arrivant même jusqu'à l'exsudation sanguine en quelques endroits, mais il n'y a ni salivation, ni sécrétion des muqueuses, qui restent sèches. Appendice, Dubois, 1896.
