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Article du Bulletin

Mémoire XVI : Atmungs curven [Courbes respiratoires. Respiratory curves].

Valentin · 1870 · In Moleschott, X, fasc. 6 : 590-615.

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Résumé

Le seizième mémoire est consacré aux courbes respiratoires. Les Marmottes très endormies font un mouvement respiratoire toutes les demi-minutes, parfois seulement toutes les six minutes et même après un temps plus long. Les petits mouvements ne sont pas visibles : ils n'ont pas plus de 1/22 de millimètre. Ces faibles mouvements sont séparés par des pauses d'un grand nombre de secondes jusqu'à plusieurs minutes. Les mouvements respiratoires des Marmottes très engourdies ont une forme très caractéristique que l'on ne trouve ni chez les Marmottes éveillées, ni chez d'autres Mammifères, le Lapin, par exemple : les courbes sont très étalées et très prolongées, parce que le relâchement des muscles est lent. Elles diffèrent aussi beaucoup de celles des Marmottes éveillées ou des Lapins, après section des vagues. Le mouvement d'expiration du réveil se rapproche beaucoup de l'expiration des autres Mammifères. La fin de l'expiration tombe tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de la hauteur du point où commence l'inspiration. La montée et la descente durent souvent jusqu'à six minutes et plus longtemps, avec une grande régularité. Sur des Marmottes bien endormies, on peut provoquer des mouvements respiratoires en pinçant les doigts des pattes antérieures et postérieures. Ces mouvements respiratoires durent proportionnellement longtemps dans tous les cas. Il n'est pas rare que l'expiration soit accompagnée d'un léger bruit, d'un soupir. En règle, l'inspiration prend moins de temps que l'expiration. Les deux temps offrent de notables changements d'amplitude. Le mouvement d'expiration descend quelquefois si lentement qu'il rappelle l'asymptote des muscles affaiblis. Le réveil est caractérisé par ce fait que les pauses entre deux respirations deviennent de plus en plus courtes, jusqu'à ce que les mouvements se suivent sans interruption. La différence de durée de l'inspiration et de l'expiration prend de l'importance, la profondeur de l'inspiration s'accroît, mais ces particularités se retrouvent chez d'autres Mammifères qui ne s'engourdissent jamais. Quand l'animal s'endort, les pauses reparaissent. Au commencement du réveil, parfois, l'inspiration, comme l'expiration, se composent de plusieurs secousses. Les courbes montrent que l'expiration est de 1.08 et jusqu'à 2.46 fois aussi longue que l'inspiration pendant la durée du sommeil profond, et, pendant la veille seulement de 0.58 à 0.97. Exceptionnellement, il peut arriver, pendant l'engourdissement, que l'inspiration devienne un peu plus longue que l'expiration. L'inverse se trouve rarement dans l'état de veille. Le pincement des doigts donne des expirations de 3 fois 1/2 la valeur de l'inspiration. Dans le sommeil profond, une respiration durera 19 '’ et dans la veille 0,1’’, alors que, dans l'un et l'autre cas, les courbes peuvent atteindre la même hauteur. L'angle d'expiration est plus petit dans le sommeil profond que celui d'inspiration : pendant le reveil, c'est le contraire. Les mouvements respiratoires obtenus en pinçant les doigts triplent l'angle d'inspiration par rapport à celui d'expiration. Les aires des courbes respiratoires des marmottes les plus endormies valent jusqu'à 5 à 6 fois ceux de l'état de veille. Il y a de grandes différences d'amplitude entre l'état de veille et celui de sommeil, mais il y a de nombreuses anomalies et on ne peut poser aucune règle. Appendice, Dubois, 1896.