Article du Bulletin
Mémoire XXII : Untersuchung des Auges [Recherches sur les yeux].
Valentin · 1876 · In Moleschott, XI : 450-454.
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Résumé
Dans le vingt-deuxième mémoire, de recherches sur les yeux. Après avoir dit antérieurement que la pupille était uniformément dilatée pendant le sommeil, il déclare qu'on n'en peut pas distinguer les bords, si ce n'est après la mort. On ne voit ni élargissement, ni rétrécissement marqué, ni pulsations dans les vaisseaux du fond de l'oeil. Un rayon de lumière tombant dans l'oeil pendant la torpeur, peut momentanément augmenter les battements du coeur, mais ce phénomène est passager et ne se répète pas toujours plusieurs fois de suite, à chaque excitation. Le nerf optique excité par la lumière ne donne qu'une oscillation négative, au début de son excitation et non, comme on l'a soutenu, encore une oscillation positive après l'arrêt de cette dernière. Cet effet peut être obtenu même une ou deux heures après la mort. La tétanisation électrique des nerfs optiques ou de la rétine produit une plus grande oscillation négative que la simple excitation par la lumière. Pour les autres phénomènes électriques, l'électrotonus, etc., les choses se passent comme chez les Grenouilles. Valentin donne aussi dans ce mémoire quelques autres renseignements. L'ouverture des deux cavités pulmonaires est le meilleur moyen de tuer les Marmottes : elles restent alors engourdies. Le seul signe de vie est une profonde respiration de temps en temps, s'effectuant malgré l'affaissement des poumons. Le coeur mis à nu se comporte comme celui de la Grenouille. Dans les plus profonds degrés de torpeur, on trouve souvant qu'après de très longues pauses, de profondes aspirations sont souvent suivies immédiatement d'un battement du coeur, précédemment au repos. Les poumons, la cavité thoracique étant ouverte, restent pendant ce temps complétement affaissés, au point qu'aucun rafraîchissement du sang ne s'effectue par inspiration. Ceci amène Valentin à conjecturer que l'excitation des centres respiratoires se transmet aux masses grises de la moelle allongée qui commandent au coeur. Cet effet manque fréquement si le nombre des battements du coeur et celui des aspirations a augmenté. La contraction des oreillettes descend vers le sillon et des ventricules de cette région vers la pointe. Pendant le temps de repos, les ventricules ne sont pas remplis de sang, mais aplatis et restent enfoncés dans le voisinage du sillon. Le repos ne consiste pas en une diastole permanente des cavités par le sang, mais en une application des parois l'une contre l'autre d'où disparition d'une grande partie de l'espace intra-ventriculaire. Les ventricules ne se remplissent de sang, et, par la suite, ne s'arrondissent que quand la systole des oreillettes recommence. La tétanisation des nerfs vagues au cou donne trois sortes de résultats, selon la profondeur du sommeil hivernal : dans le sommeil profond, le corps se crispe, les jambes font des mouvements passagers, il n'y a ni asphyxie, ni changement sensible des battements du cœur avec le sommeil un peu moins profond et les battements du coeur rares, la tétanisation du vague ne diminue pas les battements du coeur, mais les augmente au contraire à un degré plus élevé de réveil, les phénomènes sont les mêmes qu'à l'ordinaire : ralentissement, puis arrêt et de nouveau reprise des battements. Appendice, Dubois, 1896.
